Implants_pseudophakes

La pose d’un Implant en remplacement du cristallin :

  • Il s’agit alors d’une chirurgie du cristallin
  • Une fois l’enveloppe du cristallin (sac capsulaire) vidée de son contenu, la pose d’un implant « dans le sac » est systématique.
  • Elle est réalisée par une petite incision de moins de 3 mm.

Dans quels cas ?

Soit à partir de 50 ans alors que le cristallin est normalement transparent : c’est la chirurgie du cristallin clair.

  • Cette méthode est choisie lorsque la pose d’un implant « phake » (voir ci-contre) n’est pas possible :
    – soit car l’anatomie de l’œil n’est pas compatible (pas assez d’espace entre la cornée en avant et l’iris et le cristallin en arrière)
    – soit car il n’existe pas d’implant phake capable de corriger le défaut optique considéré (par exemple : il n’existe pas d’implant phake pouvant corriger la presbytie).

Soit lorsque le cristallin est opacifié (en partie ou totalement) : c’est l’intervention de cataracte.

  • C’est le seul traitement possible de la cataracte.

Les différents implants :

standards :

  • L’implant standard peut corriger l’hypermétropie ou la myopie.

Implants toriques :

  • L’implant torique corrige en plus l’astigmatisme.
  • En plus de sa position antéro-postérieure, il doit être précisément orienté (tourné sur lui-même) dans l’axe de l’astigmatisme cornéen.
  • Leur optique possède des repères pour permettre cet alignement.
  • Leur géométrie est sinon identique à celle des implants standards.

Implants multifocaux :

  • L’implant multifocal corrige en plus la vision de près (presbytie).
  • Il existe des implants multifocaux et toriques : pour corriger tous les défauts visuels (myopie ou hypermétropie, astigmatisme, et presbytie).
  • Leur optique possède une optique ayant deux focales. Elle présente de très fins cercles concentriques ou plusieurs « zones » concentriques.
  • Leur géométrie est sinon identique à celle des implants standards.

Implants accommodatifs :

  • Les implants accommodatifs ont pour but de restaurer l’accommodation.
  • Leur optique est conçue pour avoir une puissance optique variables, différente pour la vision de loin et de près.
  • Ils ont donc une géométrie particulière.

Inconvénients possibles :

Les risques de l’opération de cataracte :

  • Comme toute opération, les risques sont faibles mais jamais nuls. Ce sont ceux de l’intervention de cataracte.

Myopie ou hypermétropie résiduelle :

  • La précision de la correction de la myopie ou de l’hypermétropie dépend de la puissance de l’implant et de sa position dans l’œil (distance de la cornée en avant et de la rétine en arrière).
  • Une mesure de l’œil est donc réalisée avant l’intervention.
  • Les mesures obtenues permettent de prévoir avec une bonne précision quelle sera la position de l’implant dans l’œil.
  • Si cette prévision n’est pas parfaite, une légère myopie ou hypermétropie peut persister après l’intervention.
  • Selon l’objectif fixé, celle-ci peut être corrigée par :
    – un changement d’implant dans certains cas exceptionnels
    – le port occasionnel de lunettes légères
    – ou par une retouche au laser quelques semaines après.

Astigmatisme résiduel :

  • Si l’axe ou la puissance de l’implant torique ne compense pas parfaitement l’astigmatisme cornéen préexistant, un léger astigmatisme résiduel peut persister après l’intervention.
  • Selon l’objectif fixé, celui-ci peut être corrigé par :
    – une retouche visant à tourner légèrement l’implant sur lui-même,
    – par le port occasionnel de lunettes légères,
    – ou par une retouche au laser quelques semaines après.

Avantages :

  • L’intervention est parfaitement codifiée (intervention de cataracte).
  • L’optique de l’œil opéré est ensuite définitivement stable (pas d’aggravation de la presbytie, pas de cataracte car elle est déjà opérée).
  • Il est possible de corriger tous les défauts optiques, même très forts.

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